Vous connaissez le principe, même si vous n'avez jamais poussé la porte d'une de ces salles. On vous enferme à plusieurs dans un décor, vous avez soixante minutes pour résoudre une série d'énigmes, trouver des codes, ouvrir des cadenas, et sortir avant que le chrono ne tombe à zéro. C'est tout bête sur le papier. En pratique, c'est l'un des rares loisirs où personne ne regarde son téléphone pendant une heure entière.
L'idée n'est pas née dans un bureau marketing. En 2007, à Kyoto, un certain Takao Kato transpose un vieux concept de jeu vidéo, les « escape the room » apparus dès 1988, dans une vraie pièce avec de vraies serrures. Le succès est immédiat au Japon, puis la mode traverse la planète. La France découvre sa première salle à Paris fin 2013. Douze ans plus tard, le pays en compte plus de 2500, réparties entre près de 870 enseignes. Autant dire qu'il y en a forcément une près de chez vous.
Le plus prenant, au fond, ce ne sont pas les énigmes mais ce qu'elles révèlent de votre groupe. En une heure, vous voyez qui fouille partout sans méthode, qui reste planté devant un cadenas à réfléchir trop longtemps, qui garde la tête froide quand le minuteur s'emballe. On rit beaucoup, on s'engueule un peu, on finit par trouver, et c'est exactement pour ça que ça marche aussi bien en famille qu'entre collègues.

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Quelques conseils avant de réserver. Visez une salle adaptée à votre niveau, les enseignes affichent une difficulté, et une première fois avec des débutants ne gagne rien à choisir le scénario le plus retors. Trois à cinq joueurs, c'est l'idéal : à huit, la moitié du groupe tourne en rond sans rien toucher. Et n'ayez pas honte de demander un indice, le maître du jeu est là pour ça, pas pour vous regarder galérer.
Un mot quand même sur l'envers du décor. Sur les 870 enseignes encore ouvertes, plus de 400 ont déjà mis la clé sous la porte depuis 2013. Le secteur s'est emballé, puis trié. Les salles qui tiennent sont souvent celles qui soignent leur décor et renouvellent leurs scénarios, alors renseignez-vous avant de payer.
Pour une soirée d'anniversaire, un enterrement de vie de garçon ou juste un dimanche pluvieux, difficile de trouver mieux. Vous ressortez lessivés, un peu fiers, et déjà en train de chercher la prochaine salle.
Crédit photo : Illustration générée par IA



