Cyberpunk Edgerunners revient sur Netflix le 20 octobre, et cette fois Night City suit un gamin qui filme la ville au lieu de la saigner
Il y a quatre ans, une poignée de gens sont tombés amoureux d’un dessin animé tiré d’un jeu vidéo que beaucoup avaient enterré. Edgerunners, premier du nom, racontait la chute de David et Lucy dans Night City, et le studio japonais Trigger en avait fait dix épisodes d’une beauté nerveuse, violents et déchirants, au point de relancer les ventes du jeu CD Projekt Red lui-même. Une saison, une fin, point final. On croyait l’histoire close.
Elle ne l’est pas. Le 20 octobre, Netflix met en ligne Cyberpunk Edgerunners 2, dix nouveaux épisodes d’environ vingt-cinq minutes, disponibles d’un coup pour qui veut tout avaler dans la soirée. Et la première bonne décision, c’est de ne pas ressusciter David. On ne retourne pas remuer les cendres de la saison 1. On repart de zéro, avec de nouveaux visages, dans la même ville pourrie jusqu’à l’os.
Le héros s’appelle Roman Carax. Pas un mercenaire, pas un tueur augmenté jusqu’aux dents. Un jeune cinéphile obsédé par l’idée de filmer la vérité de Night City, de documenter ce que personne ne veut regarder. Changement d’angle assez malin, quand on y pense : la première saison vous jetait dans l’action, celle-ci met une caméra entre vous et le chaos. Autour de lui gravitent Talia Yang et un certain Weak Kingsley, doublé en anglais par Clancy Brown, cette voix caverneuse que vous connaissez sans savoir d’où.
Et si l’envie vous prend de retourner vous-même arpenter Night City, le jeu qui a tout lancé tient dans une seule édition.
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Derrière, l’équipe ne cache pas ses références. Kai Ikarashi à la réalisation, Bartosz Sztybor à l’écriture, et une inspiration revendiquée du côté de Pulp Fiction et de Léon, avec un trait graphique qui lorgne vers les comics des années 90. À la musique, Tsuneo Imahori, celui de Trigun, ce qui laisse présager des morceaux qui restent dans la tête bien après le générique.
Reste la vraie question. La première saison était une bombe émotionnelle qui marchait justement parce qu’elle savait où s’arrêter. Y retourner, c’est prendre le risque de diluer ce qui rendait l’originale si précieuse. Mais Trigger a prouvé qu’il savait faire pleurer avec des néons et du sang, alors on leur laisse le bénéfice du doute.
Si vous avez aimé la première, foncez. Si vous ne l’avez jamais vue, vous avez un week-end et vingt épisodes à rattraper. Pas mal comme programme pour un dimanche pluvieux.
Crédit photo : CD Projekt Red
