Englouti, le thriller où Brian Duffield coince un plongeur dans le ventre d’un cachalot avec une heure d’oxygène
Il y a des pitchs qui vous collent une boule au ventre avant même la bande-annonce. Englouti, en salles ce 14 octobre, c’est exactement ça : un plongeur avalé par un cachalot, une heure d’oxygène au compteur, et le noir total.
Le film est signé Brian Duffield, le type derrière No One Will Save You, ce survival quasi muet qui avait surpris pas mal de monde. Il adapte ici Whalefall, le roman de Daniel Kraus, et il garde l’idée de départ, aussi simple que cauchemardesque. Jay, joué par Austin Abrams, part plonger seul au large de la Californie pour récupérer les restes de son père, mort un an plus tôt. Mauvaise idée. Le voilà aspiré dans l’estomac d’un cachalot, coincé dans une poche de chair et d’acide, avec juste ce qu’il reste dans ses bouteilles.
À partir de là, tout se joue en vase clos. Pas de créature inventée, pas de monstre marin façon film d’horreur : juste un gamin, une lampe, un chrono qui descend, et un animal bien réel qui ne l’a même pas fait exprès. Le vrai ennemi, c’est le temps et le manque d’air.
Avant d’aller en salle, le roman dont le film est tire, aussi etouffant que documente sur la plongee :
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Ce qui m’intéresse, c’est que Duffield ne lâche pas l’affaire côté émotion. Josh Brolin joue le père disparu, et on devine vite que ce huis clos sous-marin est surtout une histoire de deuil mal digéré. Jay ne cherche pas seulement à remonter vivant, il règle aussi ses comptes avec un père trop longtemps silencieux. C’est le genre de double fond qui peut sauver un concept casse-gueule, ou le faire couler, c’est selon.
Parce que oui, le risque est là. Un acteur quasiment seul à l’écran pendant plus d’une heure, dans un décor de boyaux et d’obscurité, ça peut vite tourner au gadget. Le roman de Kraus s’en sortait grâce à son rythme et à sa documentation presque obsessionnelle sur la plongée. Le film tiendra-t-il la même corde sans lasser ? C’est toute la question.
Pour qui c’est ? Si vous aimez les survivals claustros bien tendus, le genre qui vous fait vérifier votre propre respiration dans la salle, foncez. Si l’idée de passer une heure et demie coincé dans un ventre de baleine vous donne juste envie de fuir, personne ne vous en voudra. Englouti sort d’abord au cinéma, avant une arrivée annoncée sur Disney+. Autant le voir en grand, tant qu’à se faire avaler.
Crédit photo : Ecran Large
