Le potimarron, cette courge d’automne qu’on peut cuire sans jamais l’éplucher
Il y a des légumes qui vous compliquent la vie et d’autres qui vous la simplifient. Le potimarron est clairement dans la seconde catégorie, et c’est pour ça qu’il mérite une place sur votre plan de travail dès que les feuilles tombent.
Son grand avantage, c’est sa peau. Contrairement au butternut ou à la citrouille dont l’écorce épaisse vous casse les poignets, celle du potimarron est fine, et surtout elle devient parfaitement comestible à la cuisson. Vous n’avez donc pas à l’éplucher. Vous rincez, vous coupez en gros quartiers, vous retirez les graines, et c’est fini. Bonus non négligeable : la peau concentre une bonne partie des vitamines, notamment la fameuse vitamine A. En la gardant, vous mangez mieux et vous vous épargnez la corvée. Difficile de faire plus rentable.
Côté cuisson, deux écoles. Si vous êtes pressé, direction le four à 210°C, quartiers arrosés d’un filet d’huile d’olive, et vous obtenez en une petite demi-heure une chair caramélisée sur les bords, légèrement dorée, avec ce petit goût de châtaigne qui fait tout le charme du potimarron. Si vous avez le temps devant vous, une cuisson douce à 120°C pendant une bonne heure et demie pour un potimarron d’1,5 kg donne une texture d’une tendreté presque indécente, où les saveurs se concentrent tranquillement. Les deux marchent, tout dépend de votre patience du jour.
Pour des quartiers bien dorés, une plaque large où tout tient à plat fait la moitié du travail :
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Ce qui est agréable avec ce légume, c’est qu’il ne demande presque rien pour être bon. Quelques épices, du sel, du poivre, éventuellement une pincée de cumin ou un peu de romarin, et vous tenez déjà un accompagnement généreux. On peut aussi le pousser plus loin, en velouté avec un peu de crème, en purée fondante à côté d’une viande rôtie, ou même rôti tel quel avec des lentilles et de la feta pour un plat végétarien complet qui tient au corps. Et si vous aimez les desserts, sachez que sa chair douce se glisse très bien dans une tarte ou un moelleux, un peu comme la patate douce.
Franchement, pour qui veut cuisiner de saison sans y passer sa soirée, c’est un candidat sérieux. Il coûte trois fois rien sur les étals de septembre à décembre, il se conserve des semaines dans un cellier, et il pardonne les approximations. Si vous ne deviez adopter qu’une courge cet automne, ce serait celle-là.
Crédit photo : Illustration générée par IA
