Le Fantôme de l’Opéra revient au cinéma, et c’est Deva Cassel qui hante le Palais Garnier

On croit tous connaître l’histoire : le masque blanc, la voix qui monte des sous-sols, le lustre qui finit par dégringoler. Alexandre Castagnetti reprend le roman de Gaston Leroux et le sort de sa boîte à musique poussiéreuse pour en faire un film de deux heures et quart, en salles le 28 octobre. Autant vous le dire, ce n’est pas la énième relecture sage à laquelle on pouvait s’attendre.

Au centre, il y a Deva Cassel. Elle joue Anastasia, une jeune danseuse qui débarque à Paris et décroche un rôle dans un ballet monté à l’Opéra Garnier, un ballet inspiré d’Orphée et composé, justement, par ce fameux fantôme. Face à elle, Julien de Saint Jean campe le pianiste mystérieux qui rôde dans les coulisses, et Romain Duris complète le tableau. Le vrai pari du film, c’est de mêler le drame, la romance et une grosse dose de fantastique sans jamais choisir tout à fait son camp.

Ce qui donne envie, c’est le décor. Une bonne partie a été tournée dans le vrai Palais Garnier, ce qui n’arrive quasiment jamais, et ça se voit sur les premières images : les dorures, les couloirs interminables, la scène immense. La chorégraphie a été confiée à Marion Motin, qui a bossé avec Stromae et Christine and the Queens, donc on peut tabler sur des scènes de danse qui sortent du carcan classique. Avec un budget autour de 18 millions d’euros, le film joue clairement dans la cour des grosses productions françaises de l’automne.

Le Fantome de l'Opera - Gaston Leroux

Envie de replonger dans le mythe avant la seance ? Le roman de Gaston Leroux, celui qui a tout lance en 1910, se lit d’une traite.

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Après, adapter un mythe pareil, c’est casse-gueule. On a déjà eu droit à toutes les versions imaginables, de la plus gothique à la plus kitsch, et le risque de tomber dans le mélo appuyé est bien réel. Deva Cassel, elle, continue de se construire une vraie filmo après son passage chez Netflix, et lui confier un rôle aussi central, c’est un choix qui va forcément faire parler.

Pour qui c’est ? Pour ceux qui aiment les histoires d’amour un peu tragiques, les beaux décors et l’idée d’un classique dépoussiéré sans être trahi. Si le mélange prend, on tient un joli film d’automne. Si le fantastique déraille, ça peut vite virer au toc. Rendez-vous le 28 octobre pour trancher.

Crédit photo : AlloCine