Mutiny, le huis clos sur cargo où Jason Statham retrouve le réalisateur de Mesrine pour un règlement de comptes en pleine mer
Jason Statham sur un porte-conteneurs, avec un flingue, la mâchoire serrée et l’océan démonté en fond. Voilà à peu près tout ce qu’il vous faut savoir sur Mutiny, qui vient d’arriver dans les salles françaises. Mais il y a un détail qui change tout, et c’est la personne derrière la caméra.
Aux commandes, on retrouve Jean-François Richet. Oui, le Français de Mesrine, celui qui avait aussi tourné Blood Father et surtout Plane, ce petit thriller de 2023 avec déjà Statham qui avait fait un carton mérité. Les deux hommes remettent donc le couvert, et ça se sent : Richet aime la violence sèche, filmée sans esbroufe, avec juste ce qu’il faut d’humanité pour qu’on s’attache aux corps qui tombent.
L’histoire tient sur un ticket. Cole Reed, le personnage de Statham, assiste au meurtre de son patron milliardaire. Problème, on le désigne aussitôt comme coupable. Le voilà lancé dans une croisade solitaire à bord d’un cargo, pour venger le mort et laver son nom, sauf qu’il tombe au passage sur une conspiration bien plus large que prévu. Face à lui, Annabelle Wallis et le Danois Roland Møller en capitaine pas commode.
Envie de revoir le duo Richet-Statham avant la séance ? Leur film précédent, Plane, se trouve pour trois fois rien.
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Le vrai personnage du film, c’est le bateau. Richet transforme le cargo en labyrinthe, avec ses coursives, ses tuyaux, ses passerelles et ses recoins que la caméra explore comme un terrain de jeu mortel. Certains critiques parlent carrément d’un Die Hard sur porte-conteneurs, et l’image n’est pas volée. On y trouve son lot de bagarres qui craquent, de nuques brisées et de trouvailles pour recycler la ferraille du navire en arme.
Alors est-ce que c’est parfait ? Non. La presse anglo-saxonne le reconnaît volontiers : l’intrigue s’emmêle un peu les pinces, et le ton est franchement sombre, presque sans respiration. On sent Richet chercher la légèreté musclée de Plane sans toujours la retrouver. Mais bon, à 95 minutes montre en main, ça ne traîne jamais.
Si vous cherchez du cinéma d’auteur qui prend son temps, passez votre chemin. Si vous aimez le Statham pur jus, celui qui cogne d’abord et réfléchit ensuite, c’est exactement le programme. Un bon film de bagarre du samedi soir, pop-corn obligatoire, cerveau au repos. Et franchement, par les temps qui courent, ça fait du bien.
Crédit photo : Lionsgate
