Le trail, ce sport qu’on croit réservé aux extraterrestres du Mont-Blanc et qui commence en vrai sur un chemin de forêt
Cette semaine, Chamonix est prise d’assaut. Du 24 au 30 août se court la 23e édition de l’UTMB, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, et vendredi 28 à 17h45 des milliers de coureurs vont s’élancer pour un tour complet du massif. 170 kilomètres. 10 000 mètres de dénivelé positif. Trois pays enchaînés, France, Italie, Suisse, une bonne partie de nuit, la frontale sur le front et parfois de la neige en plein été. La course existe depuis 2003 et elle est devenue le rendez-vous le plus mythique du trail mondial.
Et c’est précisément ce qui fait fuir tout le monde.
On regarde ces silhouettes grimper des cols dans le noir et on se dit que ce sport-là appartient à une autre espèce. C’est faux. Le trail, à la base, c’est courir ailleurs que sur du bitume. Un chemin de terre, un sentier en sous-bois, une digue le long d’un canal. Pas besoin d’un col alpin pour s’y mettre.
Le vrai changement par rapport à la route, c’est que le sol n’est jamais plat ni régulier. Il y a des racines, des cailloux, de la boue. Du coup on regarde ses pieds, on ajuste chaque foulée, et l’esprit décroche du reste. Beaucoup de coureurs disent venir pour ça autant que pour l’effort : une heure où on ne pense plus à rien d’autre qu’au pas suivant.
Pour bien accrocher sur les racines et les cailloux, une semelle crantée fait toute la différence :
Salomon XA PRO 3D V8, chaussures de trail homme → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Pour commencer, une règle qui vaut de l’or : en côte, on marche. Même les meilleurs marchent dans les fortes pentes, ça n’a rien de honteux, c’est juste plus efficace. On alterne marche et course, on vise 5 kilomètres tranquilles, et on augmente doucement. Une paire de chaussures à semelle crantée suffit pour bien accrocher, le reste peut attendre.
Côté corps, le terrain qui bouge tout le temps sollicite les chevilles et les petits muscles stabilisateurs bien plus que le tapis de la salle. Ça se travaille, donc on y va progressivement, surtout si on a des chevilles fragiles. Rien d’héroïque là-dedans, juste du bon sens.
Et pour qui c’est ? Pour tous ceux qui tournent en rond sur le même parcours en ville, qui s’ennuient sur le bitume ou qui n’ont jamais accroché avec la salle. Vous n’irez peut-être jamais à Chamonix vendredi soir. Mais le sentier derrière chez vous, lui, est déjà ouvert.
Crédit photo : Illustration générée par IA
