Insidious revient pour un sixième tour, et cette fois l’héroïne ne fuit plus les fantômes, elle les ramène chez elle

Depuis 2010, la saga Insidious carbure à une recette d’une simplicité redoutable : une famille, une maison trop calme, et un au-delà qui déborde dans le salon. Ce mercredi 19 août, le sixième film débarque dans les salles françaises sous le titre L’Invasion du Lointain. Et pour une fois, il tente autre chose.
Gemma, jouée par Amelia Eve, élève sa fille dans la maison où elle a grandi. Rien d’inquiétant jusque-là. Sauf qu’elle découvre pouvoir se promener dans le Lointain, ce purgatoire brumeux où traînent les âmes perdues et qui sert de terrain de jeu à toute la franchise depuis le premier opus. Le vrai twist, c’est ce qu’elle décide d’en faire. Au lieu de fuir ce qu’elle croise là-bas, elle le ramène dans le monde réel. Autant vous dire que ça tourne mal.
Aux commandes, Jacob Chase, qu’on avait vu sur Come Play. Leigh Whannell, le cerveau qui avait écrit les cinq premiers films, n’est plus au scénario cette fois, ce qui a de quoi rendre les fans un peu nerveux. Bonne nouvelle quand même : Lin Shaye reprend son rôle de la médium Elise Rainier, la vraie colonne vertébrale émotionnelle de la série. Autour d’elle, Brandon Perea, aperçu dans Nope, et Maisie Richardson-Sellers complètent le casting. Le tout tient en 1h46, format nerveux, comme d’habitude.
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Ce qui reste fascinant avec Insidious, c’est surtout le modèle économique. Le premier film avait coûté 1,5 million de dollars et en avait rapporté près de cent. Les cinq opus cumulent plus de 731 millions au box-office mondial pour un budget total d’environ 42 millions. Hollywood a rarement fait aussi peu cher pour aussi rentable. C’est un peu la marque de fabrique de la maison Blumhouse : des sursauts bien placés, une ambiance qui gratte les nerfs, et zéro besoin d’exploser la banque.
Alors est-ce que ça vaut le déplacement ? Si vous n’avez jamais mis un pied dans la saga, foncez plutôt revoir le tout premier, resté le meilleur du lot. Mais si vous suivez Elise Rainier depuis quinze ans, ce chapitre a de quoi vous cueillir, surtout avec cette idée de ramener les morts plutôt que de leur échapper. Le genre de séance parfaite pour une fin d’été où il fait encore trop chaud pour dormir. À voir dans le noir, évidemment. Et pas tout seul si vous êtes du genre à sursauter.
Crédit photo : AlloCiné
