Cette nuit, les Perséides lâchent jusqu’à cent étoiles filantes par heure, et pour une fois la Lune a débarrassé le plancher

C’est maintenant. La nuit du 12 au 13 août, le ciel s’ouvre et laisse tomber les Perséides, cette pluie d’étoiles filantes que la Terre traverse chaque été en croisant les poussières abandonnées par la comète Swift-Tuttle. Rien à installer, rien à payer, rien à télécharger. Vous levez la tête, et ça file.

Le maximum est prévu pour ce soir, avec un pic annoncé le 13 entre 4h et 6h du matin. Jusqu’à cent étoiles filantes par heure dans les meilleures conditions. Autant dire que si vous tenez une petite demi-heure le nez en l’air, vous en verrez forcément passer plusieurs.

Et cette année, on a une chance qu’on n’a pas tous les étés : la nouvelle lune tombe pile le 12 août. Pas de gros disque blanc qui écrase le ciel, pas de halo qui noie les traînées les plus fines. Le noir presque complet. L’an dernier, la Lune avait tout gâché. Là, elle a poliment quitté la scène.

Le mode d’emploi tient en une phrase : partez loin des lampadaires. Une ville, même moyenne, suffit à effacer la moitié du spectacle. Un coin de campagne, un plateau, un bord de mer sans éclairage, et vous changez carrément de film. Comptez vingt bonnes minutes pour que vos yeux s’habituent à l’obscurité, et surtout ne consultez pas votre téléphone entre deux : l’écran remet le compteur à zéro à chaque coup d’œil.

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Pour tenir une heure le nez en l’air sans finir le dos en compote, une chaise longue bien inclinée règle la question.

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Pas besoin de télescope ni de jumelles, au contraire. Les étoiles filantes vont trop vite et surgissent n’importe où : un instrument vous enferme dans un tout petit bout de ciel et vous fait rater le reste. L’œil nu, allongé, avec le champ le plus large possible, reste imbattable.

Installez-vous bien, une chaise longue inclinée ou un simple matelas au sol, une petite laine parce que même en août la nuit finit par piquer une fois qu’on ne bouge plus. Repérez la constellation de Persée, côté nord-est, c’est de là que semblent jaillir les traînées, mais elles filent dans toutes les directions.

Un dernier truc : la patience. Il y a des trous de plusieurs minutes, puis trois qui passent d’un coup. C’est un spectacle lent, presque hypnotique, à regarder sans montre. Et si vous ratez le pic cette nuit, la fenêtre reste correcte jusqu’au 14. Après, il faudra remettre ça l’an prochain.

Crédit photo : Illustration générée par IA