Louane et Jamel Debbouze s’envolent dans La Fille dans les nuages, le film d’animation à la plume magique

Providence a onze ans, un cochon d’Inde qui répond au doux nom d’Airbag, et depuis peu une plume qui transforme en réalité tout ce qu’elle écrit. Voilà le point de départ de La Fille dans les nuages, le film d’animation qui débarque dans les salles françaises le 22 juillet.
Derrière la caméra, Philippe Riche. Au micro, un casting qui fait envie : Louane prête sa voix au personnage principal, Jamel Debbouze et Grégoire Ludig complètent l’affiche. Le film adapte un roman de Romain Puértolas, La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel, gros carton de librairie il y a quelques années, exactement le genre d’histoire tendre et un peu barrée qui se prête bien au dessin animé.
L’idée est simple et redoutablement efficace. Une gamine, un objet magique, et tout ce qu’elle couche sur le papier qui prend vie. Sauf que voilà, quand l’imagination devient le moteur du réel, ça part vite dans tous les sens, et c’est précisément là que le film puise son énergie. On sent la volonté de mêler l’aventure, l’humour et une petite couche de message écolo, sans que ça vire au sermon.
Ce qui frappe aussi, c’est la fabrication. L’animation a été portée par le savoir-faire d’Angoulême, capitale française du dessin animé, et le film a été présenté en sélection officielle au festival d’Annecy cette année, la plus grosse vitrine du secteur. Autant dire que ce n’est pas un projet bricolé dans un coin.
Le film est adapté de ce petit roman tendre et loufoque de Romain Puértolas, à (re)lire avant la séance :
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Le résultat vise clairement les familles, avec une recommandation à partir de 6 ans. C’est le film qu’on emmène voir avec les enfants un après-midi de vacances, quand il fait trop chaud pour rester dehors et qu’on cherche autre chose qu’une énième suite américaine calibrée au millimètre.
Est-ce que ça tiendra la comparaison avec les mastodontes du studio d’en face ? Sans doute pas sur le budget. Mais l’animation française a cette qualité qu’on lui connaît : elle raconte des histoires à hauteur d’enfant, avec un supplément d’âme et une vraie patte graphique. Et puis une plume qui écrit le réel, franchement, comme métaphore du pouvoir de l’imagination, c’est plutôt joli.
Pour un mercredi de juillet, ça se considère tout à fait.
Crédit photo : Brio Films
