Les Rolling Stones sortent leur 25e album le 10 juillet, avec McCartney en invité et une dernière prise de Charlie Watts
Il y a des groupes qui prennent leur retraite, et il y a les Rolling Stones. Le 10 juillet, Mick Jagger et Keith Richards publient Foreign Tongues, leur vingt-cinquième album studio, à peine trois ans après Hackney Diamonds. À eux deux ils cumulent plus de cent soixante ans, et ils balancent encore quatorze titres inédits. Rien que ça.
La grosse info, c’est l’invité. Paul McCartney vient poser sa basse sur le disque. Un Beatle sur un album des Stones, on a longtemps cru que ça n’arriverait jamais, tellement la rivalité des années 60 fait partie de la légende. Et il n’est pas seul. Steve Winwood, Robert Smith de The Cure et Chad Smith des Red Hot Chili Peppers passent aussi faire un tour. Andrew Watt, le producteur qui a déjà remis Ozzy Osbourne et Iggy Pop sur les rails, tient les manettes.
Mais le morceau qui serre un peu le cœur, il est ailleurs. L’album contient une chanson enregistrée avec Charlie Watts avant sa mort, en 2021. Le batteur historique du groupe, celui qui tenait le tempo sans jamais faire le malin, est donc encore là sur ce disque. Pour les fans, ça vaut tous les featurings du monde.
L’album sort le 10 juillet, il est déjà en précommande en CD comme en vinyle.
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Côté chansons, on retrouve les singles déjà parus, In the Stars et Rough and Twisted en mai, puis Jealous Lover fin juin. Il y a aussi une reprise, et pas n’importe laquelle : You Know I’m No Good, d’Amy Winehouse. Entendre Jagger reprendre Winehouse, ça se considère, rien que pour la curiosité.
Le titre de l’album, Foreign Tongues, ils l’ont d’ailleurs joué jusqu’au bout. Au moment de dévoiler la liste des morceaux, ils l’ont d’abord publiée traduite dans plein de langues différentes. Une petite blague de vieux malins qui savent encore faire parler d’eux.
Faut-il l’écouter ? Si vous attendez une révolution, passez votre chemin. Un album des Stones en 2026 reste un album des Stones : du blues, du rock qui tape, des riffs qu’on connaît par cœur. Mais quand un groupe joue depuis plus de soixante ans et arrive encore à faire venir McCartney et à ressortir une prise de Charlie Watts, on n’écoute pas ça pour être surpris. On écoute ça parce qu’on sait bien que ça ne durera pas éternellement. Sortie le 10 juillet, en CD, vinyle et streaming.
Crédit photo : The Rolling Stones
