Les Parfait(s), la comédie d’arnaqueurs qui transforme une famille de filous en voisins trop polis
Si vous cherchez une comédie sans prise de tête pour une fin d’après-midi pluvieuse ou une soirée clim à fond, Les Parfait(s) : arnaques en famille vient de débarquer en salle ce 24 juin, et ça tombe pile au bon moment.
Le pitch tient sur un coin de table. Chez les Toussaint, l’arnaque est un art de famille, lucratif et bien rôdé. Sauf qu’un jour ça tourne mal, on les colle au train, et la seule planque possible, c’est de tout plaquer pour endosser l’identité d’une famille parfaitement banale. D’où le titre : ils deviennent les Parfait, des gens normaux, lisses, sans histoire. Sur le papier en tout cas.
Parce que jouer les voisins parfaits quand on a passé sa vie à plumer les gens, ça grippe vite. Des collègues un peu trop curieux, un voisin mystérieux qui regarde de travers, et la double vie commence à fuir de partout. Le tout en visant le casse de leur existence. Vous voyez le genre : la mécanique de l’imposture qui se fissure, et chaque petit mensonge qui en appelle trois autres.
Une famille qui ment pour survivre, ça vous tente aussi à table ? Le grand classique du bluff entre proches reste imbattable pour démasquer les meilleurs comédiens du salon.
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Aux commandes, Ludovic Bernard, qui sait y faire avec le rythme et les seconds rôles. Devant la caméra, Audrey Fleurot et Ramzy Bedia en couple d’arnaqueurs, et le toujours excellent Alan Cumming, l’Écossais qu’on a croisé dans GoldenEye, X-Men 2 ou The Good Wife. Détail savoureux : le réalisateur a planté son décor en Écosse, justement pour sortir ses personnages de leurs repères. Kilts, whisky et brumes, autant de codes que la famille ne maîtrise pas, et ça donne un terrain de jeu parfait pour le malaise comique.
Côté format, c’est calibré pour l’été : une heure trente-quatre, montre en main. Pas de pavé de trois heures, pas de cours de philo déguisé. Une comédie d’arnaque familiale, efficace, qui assume son côté divertissement pur.
Alors oui, on ne réinvente pas le genre, et on devine sans doute deux ou trois rebondissements à l’avance. Mais c’est exactement ce qu’on demande à ce type de film. Si vous aimez les comédies françaises bien menées, les histoires d’imposteurs qui s’enfoncent et le duo Fleurot-Ramzy, foncez. Et si vous voulez juste rire un coup au frais sans réfléchir, c’est franchement le bon plan de la semaine.
Crédit photo : UGC Distribution
