Cinq romans pour voyager en Italie sans bouger de chez vous
La littérature italienne contemporaine a ce don de vous transporter direct au cœur du pays, dans ses ruelles, ses tensions sociales et ses amitiés tenaces. Pas besoin de billet d’avion : ces cinq romans suffisent pour saisir l’Italie d’hier et d’aujourd’hui. Voici notre sélection, à glisser dans la valise ou à dévorer sur le balcon.
On commence forcément par L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Premier tome d’une tétralogie devenue culte, le livre suit l’amitié orageuse entre Elena et Lila, deux gamines d’un quartier modeste de Naples dans les années 1950. À travers leur lien, on plonge dans les difficultés sociales, économiques et culturelles de l’Italie d’après-guerre. C’est intense, c’est addictif, et une fois lancé, difficile de ne pas enchaîner les suivants.
Vient ensuite La Solitude des nombres premiers de Paolo Giordano. Le roman raconte les vies parallèles d’Alice et Mattia, deux écorchés vifs marqués par des blessures d’enfance. Leurs existences ne se rejoignent jamais vraiment, comme ces nombres premiers qui restent à jamais séparés. Un regard introspectif et délicat sur la solitude et les liens humains.
Changement d’époque avec Soie d’Alessandro Baricco. On est au XIXe siècle, et Hervé Joncour, marchand français de vers à soie, part pour le Japon. Son périple le fait traverser l’Italie, prétexte à des descriptions d’une poésie rare. Court, ciselé, le roman se lit d’une traite et laisse une empreinte durable.
Si vous voulez commencer par un incontournable de la littérature italienne contemporaine, c’est celui-là.
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Place à l’aventure avec Le Gang des rêves de Luca Di Fulvio. Direction les années 1920 et le voyage de trois jeunes immigrés italiens débarquant à New York, des étoiles plein les yeux. Amitiés, amours, ambitions : le roman déploie une fresque romanesque foisonnante, portée par des personnages attachants et une reconstitution d’époque léchée. Un vrai page-turner pour les longues soirées.
On termine avec Le Train des enfants de Viola Ardone. Dans l’Italie d’après-guerre, le petit Amerigo, gamin napolitain, est envoyé dans le nord pour fuir la misère. À hauteur d’enfant, le récit révèle le fossé entre le sud et le nord, les douleurs de la reconstruction et la force des liens familiaux. Touchant sans être larmoyant, exactement ce qu’il faut.
Cinq romans, cinq voix, cinq manières de raconter l’Italie. Si vous deviez n’en lire qu’un pour commencer, foncez sur Ferrante : c’est la porte d’entrée idéale vers cette littérature qui vous happe et ne vous lâche plus. Le reste suivra tout seul, croyez-nous.
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