La clémentine de Corse arrive sur les étals, et c’est bien le seul agrume qui vaut qu’on se baisse pour le ramasser
Il y a des fruits d’hiver qu’on achète par habitude et d’autres qu’on attend vraiment. La clémentine de Corse est clairement dans la deuxième catégorie. Elle débarque fin octobre, elle repart en janvier, et entre les deux vous avez à peu près trois mois pour en profiter avant qu’elle ne laisse la place aux variétés d’import qui n’ont ni le goût ni l’intérêt.
Le truc à savoir, c’est qu’elle est la seule clémentine française. Tout le reste de ce que vous trouvez sur les marchés vient d’Espagne, du Maroc ou d’ailleurs. Elle pousse sur la Plaine Orientale, elle est cueillie à la main, et elle porte une IGP depuis 2007 qui garantit qu’on ne vous raconte pas d’histoires sur sa provenance.
Pour la reconnaître, c’est assez simple. Elle arrive avec deux feuilles vernissées encore accrochées, une peau fine un peu collée à la chair, et surtout ce fameux petit cul vert à la base. Ce n’est pas un défaut, au contraire : c’est la preuve qu’elle a été cueillie récemment et qu’on n’a pas attendu qu’elle jaunisse entièrement sur l’arbre. Elle est sans pépins, juteuse, avec cet équilibre sucré-acidulé qui fait qu’on en mange cinq sans s’en rendre compte.
Pour transformer vos clémentines et oranges de saison en jus frais sans y laisser le poignet, un presse-agrumes à levier fait le travail d’un coup.
Presse-agrumes manuel à levier Relaxdays → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
La saison se joue en trois temps, d’ailleurs. Les précoces ouvrent le bal en octobre, un peu plus acides. Puis arrivent les variétés de cœur de saison, en novembre et décembre, celles qu’on préfère la plupart du temps. Et les tardives tiennent jusqu’en janvier. Si vous trouvez les premières un poil vertes, pas d’inquiétude, c’est normal, le goût est déjà là.
Côté quantité, on parle d’environ 29 000 tonnes par an sous IGP, ce qui reste modeste à l’échelle de ce que la France consomme. Du coup, quand vous en voyez, prenez-en. Elles ne traînent pas.
Mon conseil : ne les mettez pas au frigo. Elles perdent leur parfum et deviennent fades. Laissez-les dans une coupe à température ambiante, mangez-les dans la semaine, et gardez les feuilles de côté si vous faites une infusion ou un dessert. La peau, si vous la prenez non traitée, se garde aussi très bien pour parfumer un gâteau. Bref, pour trois mois, c’est le fruit à avoir sur la table.
Crédit photo : Illustration générée par IA
