Préparer ses cuisses maintenant pour ne pas les cramer dès la première descente de ski

La neige n’est pas encore là, mais c’est précisément le bon moment pour y penser. Si vous attendez le premier matin sur les pistes pour réveiller vos jambes, vous connaissez la suite : trois descentes et les cuisses qui brûlent, le souffle court, la journée qui se termine en terrasse à midi. Le ski, c’est presque entièrement du bas du corps. Quadriceps, ischio-jambiers, fessiers, adducteurs, tout y passe, et des muscles qui n’ont rien fait depuis mars ne tiennent pas le choc.

Les coachs sont assez d’accord là-dessus : il faut compter quatre à six semaines, à raison de trois petites séances par semaine. On est à la mi-octobre, les vacances de Noël sont dans deux mois, le timing est parfait. Pas besoin de salle ni de matériel, juste un peu de régularité.

L’exercice roi, c’est le squat. Pieds écartés largeur de bassin, on descend comme pour s’asseoir sur une chaise invisible, dos droit, et on remonte. C’est exactement la posture du skieur, et ça muscle les cuisses et les fessiers d’un coup. Dans le même esprit, la fameuse chaise contre le mur : vous vous adossez, vous glissez jusqu’à former un angle droit avec les genoux, et vous tenez. Commencez à trente secondes, visez une à deux minutes au fil des semaines. Ça pique, et c’est normal, c’est pile le travail statique que vos jambes subiront sur une piste bleue un peu longue.

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Ajoutez des fentes pour l’équilibre, un grand pas en avant, le genou arrière qui frôle le sol, on alterne. Et surtout, ne zappez pas la proprioception : tenir en équilibre sur une seule jambe, les yeux fermés si vous êtes à l’aise, ça prépare les chevilles et les genoux aux appuis instables de la neige. C’est souvent ce qui manque le jour où le ski part en travers.

Le volet cardio compte aussi. Vélo, marche rapide, montées d’escaliers, l’idée est d’arriver en montagne sans avoir le cœur qui s’emballe à la première remontée à pied. Rien d’héroïque.

Pour qui souffre des genoux ou reprend après une longue pause, un avis médical avant de forcer reste la base, le ski ne pardonne pas les articulations fragiles. Mais pour la plupart d’entre nous, quelques semaines de squats devant la série du soir suffisent à transformer la première journée. Au lieu de souffrir, vous skierez.

Crédit photo : Illustration générée par IA