Karma, le nouveau Canet où Marion Cotillard fuit un enfant disparu et son propre passé

Guillaume Canet remet le couvert avec Marion Cotillard, et pour la neuvième fois. Karma arrive dans les salles françaises le 21 octobre, après un passage par Cannes au printemps où le film a récolté six bonnes minutes d’ovation debout. Autant dire qu’on l’attendait.

L’histoire se passe dans un village du nord de l’Espagne. Jeanne, jouée par Cotillard, essaie de recoller les morceaux d’une vie cabossée aux côtés de Daniel, un homme qui ne sait rien de son passé. Et puis un matin, Mateo, son filleul de six ans, disparaît sans laisser de trace. La police commence à la regarder de travers, elle panique, elle fuit en France et vient se réfugier dans la communauté où elle est née. Vous voyez le genre : un thriller qui avance autant par ce qu’il montre que par ce qu’il cache.

Canet a co-écrit le scénario avec Simon Jacquet, et il s’offre un casting qui envoie du lourd autour de Cotillard. Denis Ménochet, impeccable comme d’habitude, l’Argentin Leonardo Sbaraglia et l’Espagnol Luis Zahera, une tête que vous avez forcément croisée dans un polar ibérique récent. Le tout sur 2h29, ce qui est quand même un sacré morceau pour un film à suspense.

Ne le dis à personne [Blu-ray]

Si vous aimez Canet derrière la caméra, son meilleur thriller reste sans doute celui-ci, adapté de Harlan Coben :

Ne le dis à personne [Blu-ray] → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Et c’est peut-être là que ça coince un peu. La presse qui a vu le film à Cannes est partagée. Tout le monde salue les acteurs, Cotillard en tête, qui tient le rôle d’une femme traquée avec cette intensité qu’on lui connaît. Mais plusieurs critiques trouvent le récit un peu trop long, un peu trop appuyé dans ses effets, du côté du thriller à rebondissements qui en fait parfois des caisses. Bref, un film qui divise avant même sa sortie, et c’est souvent bon signe pour une soirée au cinéma, parce qu’au moins on en sort avec un avis.

Pour qui c’est ? Pour les amateurs de thrillers psychologiques denses, ceux qui aiment que l’ambiguïté d’un personnage porte tout le film sur ses épaules. Si vous cherchez du rythme sec et nerveux à l’américaine, vous risquez de trouver le temps long. Mais si vous êtes du genre à vous laisser happer par une atmosphère et par le visage d’une actrice qui en dit plus que les dialogues, Karma a de quoi vous tenir.

À voir en salles à partir du 21 octobre. Et à vous de juger si l’ovation cannoise était méritée.

Crédit photo : AlloCiné