Le poireau, ce légume d’hiver qu’on achète par habitude et qu’on cuisine toujours de la même façon

On le pose dans le panier sans même y penser, entre les pommes de terre et les carottes. Le poireau, c’est le légume qu’on connaît trop pour s’y intéresser vraiment. Dommage, parce qu’il arrive pile au bon moment. Sa saison court de septembre à mars, avec un pic en janvier et février, et il pousse à deux pas de chez nous, dans le Nord, en Bretagne, sur les bords de Loire. Pas besoin de le faire venir du bout du monde pour en avoir du bon tout l’hiver.

Côté nutrition, il joue la carte de la discrétion. Comptez autour de 27 à 32 kcal pour 100 grammes, presque que de l’eau et des fibres, avec un peu de vitamine C, de la B9, du potassium et surtout de la vitamine K1. Bref, un légume qu’on peut manger en quantité sans culpabiliser, et qui cale sans peser.

Le problème, c’est qu’on le réduit souvent à une seule recette : poireaux vinaigrette, blancs tièdes nappés de moutarde. C’est très bon, mais ce serait dommage de s’arrêter là. La fondue de poireaux, par exemple, change tout. Vous émincez les blancs finement, vous les faites suer à feu doux dans un peu de beurre, vingt bonnes minutes, le temps qu’ils deviennent fondants et presque sucrés. Un filet de cabillaud vapeur posé dessus, et vous avez un dîner léger qui a l’air d’avoir demandé beaucoup plus d’efforts qu’en vrai.

Mandoline Kitchen Artist 2 en 1

Pour émincer les blancs bien fins sans y passer la soirée, une petite mandoline fait tout le travail.

Mandoline Kitchen Artist 2 en 1 → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Et puis il y a le vert, cette partie qu’on jette par réflexe alors qu’elle a du goût. Lavé, émincé, il part dans un bouillon, une soupe, une quiche. Rien ne se perd. C’est aussi ça, le charme des légumes d’hiver : ils obligent à cuisiner un peu plus lentement, à laisser mijoter, à oublier la minuterie.

Pour le choisir, fiez-vous au blanc bien ferme et au vert bien dressé, sans feuilles jaunies. Il se garde une bonne semaine au bas du frigo, enveloppé dans un torchon pour éviter qu’il parfume tout le reste. Et si vous avez un jardin, sachez qu’il tient au gel sans broncher, on peut même l’arracher sous la neige.

Alors la prochaine fois, au lieu de l’attraper machinalement, prenez-en une botte en sachant quoi en faire. Ce légume mérite mieux que la vinaigrette du dimanche.

Crédit photo : Illustration générée par IA