Le panais, ce légume oublié au goût sucré qu’on laisse bêtement à côté des carottes

On passe devant lui toute l’année sans le voir. Ce truc beige, un peu pâle, posé juste à côté des carottes, qui ressemble à une carotte malade qu’on aurait oublié de colorier. C’est le panais, et franchement, c’est l’un des légumes les plus faciles à aimer une fois qu’on a arrêté de l’ignorer.

Son goût, déjà, n’a rien d’austère. C’est doux, légèrement sucré, avec un petit quelque chose entre le céleri et la noisette. Rien à voir avec les légumes anciens qu’on ressort une fois par hiver par devoir. Le panais, lui, se mange avec plaisir.

Sa saison démarre à la fin de l’automne et tient tout l’hiver, pile au moment où on a envie de choses rassasiantes et réconfortantes. En plus, il ne coûte quasiment rien et on le trouve partout dès qu’il fait froid.

Pour le cuisiner, c’est d’une simplicité désarmante. Rôti au four avec un filet d’huile d’olive et un peu de sel, il caramélise et devient presque sucré. En purée, mélangé moitié pomme de terre moitié panais, il transforme un accompagnement banal en quelque chose dont les enfants redemandent. En soupe ou dans un gratin, pareil, il fait le job sans effort.

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Côté choix, visez les panais fermes, à la peau lisse, et plutôt petits ou moyens. Les très gros ont souvent un cœur un peu fibreux qu’il faut retirer, alors autant s’épargner la corvée. Un simple coup d’épluche-légumes et il est prêt.

Et pour ceux que les calculs intéressent, il reste raisonnable: environ 58 calories pour 100 grammes, presque 5 grammes de fibres qui aident bien la digestion, une bonne dose de potassium, du côté des 375 milligrammes, et de la vitamine C. Sur certaines vitamines, comme la B9, il fait même un peu mieux que la carotte. De quoi se réchauffer sans culpabiliser.

Le seul vrai défaut du panais, c’est sa réputation. On le range dans la case des légumes de grand-mère, un peu tristes, alors qu’il est tout l’inverse: gourmand, pas cher, et bêtement simple à réussir.

Alors la prochaine fois que votre main hésite entre les carottes et ce voisin pâlot, prenez le voisin. Vous risquez surtout d’en racheter la semaine d’après.

Crédit photo : Illustration générée par IA