Kasabian revient avec Act III, l’album le plus dansant de leur carrière
Depuis vendredi, Kasabian a un neuvième album dans les bacs. Act III est sorti le 4 septembre chez Sony, et c’est peut-être le disque le plus solaire que le groupe de Leicester ait posé depuis longtemps.
Il faut se souvenir d’où vient cette formation. En 2020, Tom Meighan, le chanteur historique, quitte le navire. Beaucoup pensaient que c’était fini. Sauf que Sergio Pizzorno, le guitariste et cerveau du groupe, a repris le micro et n’a plus jamais lâché. Le voilà frontman, coproducteur avec Mark Ralph, et manifestement décidé à prouver qu’il porte le projet sur ses épaules.
Act III, c’est treize plages, dont trois petits interludes aux titres bizarres qui découpent le disque comme des respirations. Le reste, ce sont des riffs énormes, des basses qui saturent, cette arrogance très britannique qui a toujours fait leur signature. Mais il y a autre chose cette fois. Des textures plus psychédéliques, des morceaux carrément faits pour bouger, une envie de sortir du terrain de foot où on les range trop vite.
Envie de remonter aux sources avant d’attaquer Act III ? Leur tout premier album, celui qui a tout lancé, reste une valeur sûre.
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Le groupe a pris son temps, d’ailleurs. La sortie était calée au 17 juillet, puis repoussée pour peaufiner. On les comprend, vu le nombre de singles balancés en amont pour préparer le terrain. Hippie Sunshine a ouvert le bal dès septembre 2025, suivi de Great Pretender au printemps, puis de Superpowers en juin et de Nothing Better Than This à la mi-août. Autant dire qu’on connaissait déjà une bonne partie de l’ambiance avant même d’appuyer sur play.
Et cette ambiance, elle tient debout. On retrouve le Kasabian qu’on aime, celui des refrains qui explosent en festival, mais sans le pilote automatique. Le disque puise dans tout leur catalogue sans jamais s’y enfermer. C’est énergique, sûr de soi, et franchement plus malin que ce qu’on pouvait craindre d’un groupe qui aurait pu se contenter de faire du Kasabian par habitude.
Alors est-ce que ça vaut le détour ? Si vous avez usé Empire ou West Ryder Pauper Lunatic Asylum à une époque, oui, sans hésiter. Si vous ne connaissez pas encore, c’est même une jolie porte d’entrée, moins abrupte que leurs débuts. Mettez le casque, montez le son, et laissez Pizzorno faire son show. Il a quand même bien mérité de l’occuper, ce devant de la scène.
Crédit photo : Sony Music
