Le parkour, ce sport né dans une cité de l’Essonne où le mobilier urbain devient un terrain de jeu

On l’a tous vu au moins une fois. Un type qui saute d’un muret, roule sur une rambarde, escalade une façade et repart comme si de rien n’était. On croit à une cascade de film, alors que c’est une discipline à part entière, avec ses codes, sa philosophie et même sa fédération.

Le parkour n’est pas venu d’Amérique ni d’un studio hollywoodien. Il est né à Lisses, près d’Évry, à la fin des années 80, dans un groupe d’ados de l’Essonne. David Belle en est reconnu comme l’inventeur, inspiré par son père Raymond, pompier, lui-même formé à la méthode naturelle de Georges Hébert. Autour de lui, une bande qui prendra le nom de Yamakasi, neuf membres au départ dont Sébastien Foucan. Ils appelaient ça « l’art du déplacement » bien avant que le mot parkour ne s’impose.

Le grand public, lui, a découvert tout ça par le cinéma. D’abord le film Yamakasi produit par Luc Besson en 2001, puis Banlieue 13 en 2004, avec David Belle qui grimpe les immeubles pour de vrai. Depuis, la discipline s’est structurée. Il existe une fédération française de parkour, des salles, des cours pour enfants, des compétitions. On est loin de l’image du casse-cou solitaire.

Le guide complet du parkour (preface de Sebastien Foucan)

Pour ceux que ca demange d’essayer, ce guide francais couvre les techniques de base et surtout la securite avant de sauter quoi que ce soit.

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L’idée de base tient en une phrase : aller d’un point A à un point B le plus efficacement possible, en franchissant ce qui se trouve sur le chemin. Un muret, un escalier, un banc. Pas besoin de matériel, juste une paire de baskets et un peu d’espace. C’est ça qui rend la chose accessible, au fond. N’importe quel bout de ville fait l’affaire.

Après, prudence. On ne se jette pas d’un toit le premier jour. Les vrais pratiquants passent des mois sur des sauts de trente centimètres, à travailler la réception, le placement des appuis, la roulade qui évite de se démolir les genoux. C’est un sport complet, qui muscle autant qu’il apprend à lire l’espace et à gérer sa peur. Mais qui demande une progression patiente et, idéalement, un club pour débuter en sécurité.

Si l’envie vous prend, cherchez une association près de chez vous plutôt que de copier une vidéo. Le corps met du temps à encaisser. La tête aussi, d’ailleurs.

Crédit photo : Illustration generee par IA