Éric Cantona troque le foot pour une pile de vinyles disco dans le premier film d’Avril Besson
Il y a des films qui ne cherchent pas à vous en mettre plein la vue, juste à vous faire du bien, et Les Matins merveilleux appartient clairement à cette famille-là. C’est le premier long métrage d’Avril Besson, il arrive dans les salles cette semaine, et il est déjà passé par Cannes en séances spéciales, hors compétition, avec la Caméra d’or et la Queer Palm dans le viseur. Pour une première fois derrière la caméra, ça pose son monde.
L’histoire tient sur un fil tout simple. Charlie perd sa grand-mère et hérite d’un drôle de trésor : une pile de vinyles disco. Elle quitte Paris au volant d’une vieille Twingo, direction Cavalière dans le Sud, pour livrer ces disques à un certain Titou. Sur place, une plage méditerranéenne à moitié déserte, un caviste rêveur, et une jeune femme, Marina, qui bosse à la pizzeria du village et ne pense qu’à filer ailleurs. De ce point de départ minuscule, Besson tire un récit d’apprentissage sur le deuil, le hasard des rencontres et cette envie de liberté qu’on trimballe tous un peu.
La vraie curiosité du casting, c’est Éric Cantona. Oui, celui du foot. Il incarne Titou, le caviste solitaire fondu de disco, complètement à contre-emploi, et rien que pour ça on a envie de voir ce que ça donne. Autour de lui, India Hair porte le film dans le rôle de Charlie, Raya Martigny campe Marina, et Fanny Sidney complète l’affiche. Un joli mélange de visages qu’on croise trop peu au cinéma.
Le film tourne autour d’une pile de vinyles disco, alors autant avoir de quoi les faire tourner pour de vrai.
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N’attendez pas un scénario à rebondissements, ce n’est pas le sujet. On est du côté du film-parenthèse, celui qu’on regarde quand on a envie de soleil, de musique et de gens qui se croisent sans plan précis. Le genre de séance qui vous laisse de bonne humeur en sortant, tout bête.
Pour qui, du coup ? Pour ceux qui aiment le cinéma français doux et solaire, où il ne se passe pas grand-chose mais où tout compte. Si vous cherchez de l’action, passez votre chemin. Si vous voulez une bulle de vacances de deux heures avec du disco et une Twingo qui roule vers la mer, c’est tout choisi.
Crédit photo : AlloCiné / Arizona Distribution
