Les Strokes reviennent cet été avec Rick Rubin aux manettes, six ans après leur dernier album

On les attendait, on n’y croyait plus tout à fait, et voilà que ça tombe : The Strokes sortent un nouvel album le 24 juillet. Il s’appelle Reality Awaits, c’est leur septième disque, et c’est le premier depuis The New Abnormal en 2020. Six ans de silence pour un groupe qui a passé sa carrière à apparaître puis disparaître, c’est presque dans l’ordre des choses.

Le détail qui change tout, c’est le nom au générique : Rick Rubin. Le producteur barbu qui a façonné des disques d’Adele, des Red Hot, de Johnny Cash, s’occupe cette fois des New-Yorkais. Rubin, c’est l’homme qui enlève plutôt qu’il n’ajoute, qui dégraisse jusqu’à l’os. Sur un groupe parfois accusé de trop fignoler en studio, ça promet quelque chose de plus direct.

Neuf titres, quarante et une minutes. C’est court, et tant mieux. Les Strokes n’ont jamais été meilleurs que sur le format ramassé, celui d’Is This It qui filait en moins de quarante minutes sans une once de gras. On dirait qu’ils s’en souviennent.

Le premier single, Going Shopping, traîne dans nos oreilles depuis avril. Mélodique, un peu nonchalant, plus lumineux qu’on ne l’attendait d’eux. Le mot qui revient pour décrire l’ensemble, c’est « lâche », au sens relâché : moins de tension, plus de groove, une sorte de décontraction estivale qui colle bien à la saison. À voir si l’album tient cette promesse sur la longueur ou s’il s’étire un peu.

The Strokes - Is This It (vinyle)

En attendant Reality Awaits, le meilleur point d’entree dans leur discographie reste ce premier coup d’eclat de 2001.

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Faut-il s’emballer ? Disons que la prudence reste de mise. Le groupe nous a habitués au meilleur comme au tiède, et chaque retour s’accompagne du même espoir un peu naïf de retrouver le frisson de 2001. Mais avec Rubin derrière la console et un format aussi resserré, les ingrédients d’un bon disque sont réunis.

Si vous avez vingt ans en écoutant Last Nite, ou si vous découvrez le groupe par la bande, calez Going Shopping dans une playlist de juillet et attendez le reste. Et si vous n’avez jamais accroché aux Strokes, celui-ci ne vous convertira sans doute pas, mais il a l’air assez frais pour vous faire changer d’avis le temps d’un trajet en voiture, fenêtres ouvertes.

Rendez-vous le 24 juillet pour vérifier tout ça.

Crédit photo : The Strokes