Les Minions reviennent, et cette fois ils ne sont pas venus pour les enfants
On a tendance à ranger les petites créatures jaunes dans le rayon « cinéma pour occuper les gamins un mercredi après-midi ». « Des Minions et des monstres », sorti le 24 juin, fait tout pour vous prouver le contraire.
Le film d’Illumination raconte l’arrivée des Minions à Hollywood, leur ascension en stars du grand écran, puis la catastrophe qui suit quand ils libèrent une bande de monstres déchaînés. Pierre Coffin et Patrick Delage signent une heure vingt-neuf qui carbure aux références, et c’est là que ça devient malin.
Parce que sous le vernis de gags jaunes, c’est une vraie déclaration d’amour au cinéma de monstres. Les vieilles bobines en noir et blanc, les créatures en caoutchouc, les frissons des studios des années trente : tout y passe, en clin d’œil. Un enfant rira des cabrioles. Vous, vous reconnaîtrez les hommages. C’est exactement ce double niveau de lecture qui a fait la fortune de Pixar, et Illumination s’y essaie enfin pour de bon.
Côté chiffres, le démarrage est costaud. 173 000 spectateurs le premier jour, première place du box-office français, et un score légèrement au-dessus de Toy Story 5 sur la même base. On reste un cran sous le carton de « Moi, moche et méchant 4 », mais la marque jaune n’a clairement rien perdu de son aimant à familles.
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La critique, elle, est partagée et c’est honnête de le dire. Beaucoup saluent l’énergie retrouvée, les idées visuelles et le côté généreux du truc. D’autres reprochent au film de couper court à ses meilleures trouvailles pour empiler les références un peu vite. Les deux camps ont raison en même temps, ce qui arrive plus souvent qu’on ne croit.
Mon conseil : voyez-le en salle plutôt qu’à la maison. L’animation d’Illumination est faite pour le grand écran, les gags sonores fonctionnent mieux dans le noir, et un film de monstres mérite qu’on lui laisse de la place. Évitez la VF si vous tenez aux jeux de voix, même si les Minions baragouinent de toute façon leur sabir habituel.
Pour qui c’est ? Les familles, évidemment. Mais aussi les cinéphiles qui acceptent de poser leur sérieux à l’entrée pour retrouver, l’espace d’une heure et demie, le plaisir bête et joyeux d’avoir peur en riant.
Crédit photo : AlloCiné / Illumination
