Disclosure Day, le retour de Spielberg aux extraterrestres qui rappelle pourquoi on l’aime depuis quarante ans

Steven Spielberg est de retour là où on l’attendait sans trop oser y croire : la science-fiction et le ciel qui cache quelque chose. Disclosure Day est en salle depuis le 10 juin, et c’est exactement le genre de film qu’on a envie d’aller voir un soir de canicule, au frais, dans une grande salle.

Le pitch tient sur deux personnages que tout oppose. Une lanceuse d’alerte échappée d’une boîte de cybersécurité, un présentateur météo de télévision, tous les deux happés par une conspiration qui vise à cacher au public américain les preuves d’un contact extraterrestre. À partir de là, c’est la course : garder le secret ou tout révéler au monde ?

On reconnaît tout de suite la patte. Spielberg revisite ses propres obsessions, celles de Rencontres du troisième type et de E.T., mais avec le regard d’un homme qui a vu passer quarante ans de paranoïa et de réseaux sociaux. David Koepp, déjà au scénario de Jurassic Park, signe un texte qui avance vite sans jamais lâcher ses deux héros.

Et puis il y a Emily Blunt. La critique américaine parle d’un sommet de carrière, et pour une fois ce n’est pas une formule de promo. Face à elle, Josh O’Connor confirme qu’il est devenu l’un des acteurs les plus intéressants de sa génération, entouré de Colin Firth, Eve Hewson et Colman Domingo. Au-dessus de tout ça, la musique de John Williams, fidèle au poste, qui vous cueille pile au bon moment.

Rencontres du troisième type - Édition 40e anniversaire 4K

En attendant Disclosure Day, le Spielberg ultime sur le contact extraterrestre reste Rencontres du troisième type, ici restauré en 4K.

Rencontres du troisième type – Édition 40e anniversaire 4K → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Le film a été montré en avant-première mondiale au Grand Rex à Paris début juin, avant de sortir partout. Résultat : 80 % d’avis positifs chez les critiques, une note de 74 sur Metacritic, et une première place au box-office français dès la première semaine. Pour un film de deux heures vingt-cinq qui mise sur l’émotion plutôt que sur l’explosion permanente, c’est plutôt rassurant.

Ce qui frappe, paraît-il, c’est l’optimisme. Là où tout le cinéma de genre carbure à la fin du monde, Spielberg ose encore croire que la vérité peut rendre les gens meilleurs. Naïf ? Peut-être. Mais ça fait un bien fou.

Si vous hésitez sur la sortie ciné de l’été, foncez. Grande salle, gros son, et cette vieille sensation d’enfance qu’on croyait perdue : lever les yeux vers le ciel en se demandant ce qu’il y a derrière.

Crédit photo : Universal Pictures