VisionQuest conclut la trilogie WandaVision sur Disney+, et Paul Bettany part en quête de lui-même avec Ultron aux trousses
Vision est mort, puis il est revenu, et depuis on ne savait plus trop quoi faire de lui. C’est réglé. Depuis le 14 octobre, Disney+ propose VisionQuest, une mini-série en huit épisodes qui récupère le fameux Vision blanc aperçu à la toute fin de WandaVision, cette version reconstruite, vidée de ses souvenirs, qui s’envolait sans un mot. L’idée de départ tient en une ligne : un androïde part à la recherche de son identité.
Paul Bettany reprend le rôle qu’il tient depuis Avengers : l’ère d’Ultron en 2015, et il a visiblement envie d’en faire quelque chose de plus triste et de plus intime qu’un simple personnage de blockbuster. En face, James Spader rempile en Ultron, l’intelligence artificielle qui a littéralement donné naissance à Vision avant de vouloir rayer l’humanité de la carte. Les retrouvailles entre la créature et son créateur, c’est tout le moteur de la série.
Derrière la caméra, on trouve Vincenzo Natali, le réalisateur de Cube, ce huis clos de pièges géométriques qui a traumatisé pas mal d’ados au début des années 2000. Autant dire que l’ambiance n’est pas vraiment celle d’un film de super-héros classique. Autour de Bettany gravitent T’Nia Miller, Emily Hampshire et James D’Arcy, et Kevin Feige supervise tout ça comme d’habitude.
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Ce qui est bien pensé, c’est la place laissée à Wanda. Elizabeth Olsen n’apparaît quasiment pas, et pourtant elle reste le centre de gravité émotionnel de l’histoire. Vision cherche à se souvenir d’un amour qu’on lui a effacé, ce qui donne une série beaucoup plus mélancolique que prévu. VisionQuest vient aussi refermer une trilogie commencée avec WandaVision puis prolongée par Agatha All Along, donc si vous avez décroché du Marvel télé en cours de route, ça risque de vous passer un peu au-dessus.
Et c’est sans doute le vrai défaut : il faut avoir fait ses devoirs. Pour qui a suivi, par contre, c’est probablement la conclusion la plus adulte sortie de cette franchise depuis longtemps, portée par deux comédiens qui prennent la science-fiction au sérieux. Huit épisodes, du coup, c’est le format idéal pour un dimanche pluvieux d’automne, avec un plaid et pas trop d’ambition pour le reste du week-end. On valide.
Crédit photo : Disney+
