Below, le thriller où Josh Hartnett pêche une bestiole qui n’aurait jamais dû remonter
Il y a des séries qu’on lance le soir pour s’endormir et qui finissent par vous tenir réveillé jusqu’à trois heures du matin. Below fait clairement partie de la deuxième catégorie. Six épisodes, posés d’un coup sur Netflix le 8 octobre, et déjà numéro un dans 83 pays. Autant dire que le bouche-à-oreille a fait son travail.
L’histoire tient sur une image simple et franchement angoissante. Calvin, un pêcheur joué par Josh Hartnett, remonte ses filets dans une petite communauté côtière canadienne et comprend vite que quelque chose ne tourne pas rond sous la surface. Il s’allie à une biologiste marine, le docteur Fonda Howander, interprétée par Mackenzie Davis, pour essayer de comprendre ce qui rôde dans ces eaux noires. Pendant ce temps, son fils Wade se met à faire des rêves qui ressemblent de moins en moins à des rêves.
Le pitch pourrait virer à la série B rigolote, et par moments c’est un peu le cas, mais c’est justement ce qui rend la chose attachante. On est quelque part entre le monstre marin assumé et le thriller familial, sans que l’un prenne jamais le pas sur l’autre. Jesse McKeown, qui a tout écrit et chapeauté le projet, a eu l’intelligence de ne pas trop en montrer trop vite. La bestiole se mérite.
Et pour la soirée Below, volets fermés, autant avoir le bon plaid sur les genoux :
Plaid polaire Bedsure → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Le vrai moteur, c’est Hartnett. L’acteur enchaîne les bons choix depuis quelques années, entre Oppenheimer et son passage flippant chez Black Mirror, et il continue ici sur sa lancée. Il campe un père de famille usé, têtu, pas du tout le héros musclé qu’on attendrait dans ce genre d’intrigue. Davis lui donne une réplique solide, à mi-chemin entre la scientifique rationnelle et la femme qui sent qu’elle joue avec quelque chose de plus grand qu’elle. Charlie Heaton, qu’on connaît de Stranger Things, complète le tableau.
Six épisodes, c’est le bon format pour ce type d’histoire. Ça va vite, ça ne s’étire pas, et on ne subit pas ces longueurs de milieu de saison qui gâchent tant de thrillers sur les plateformes. La photo, très sombre, joue à fond la carte du brouillard et de l’eau glacée.
Alors oui, si vous cherchez un chef-d’œuvre d’auteur, passez votre chemin. Mais pour une soirée d’automne, volets fermés et plaid sur les genoux, Below fait parfaitement le job. Prévoyez juste de ne pas enchaîner avec une balade au bord de la mer juste après.
Crédit photo : Netflix
