Le rugby à toucher, ce sport où personne ne vous tombe dessus et où tout le monde a sa place
On garde tous une image du rugby, et c’est à peu près toujours la même. Des armoires à glace qui se rentrent dedans, des oreilles en chou-fleur, un ballon qu’on finit par oublier sous un tas de corps. Alors forcément, à l’idée de s’y mettre à 35 ou 40 ans, on recule. Sauf qu’il existe une version où personne ne vous plaque, ne vous percute et ne vous raffute. On la touche simplement à une main pour l’arrêter, et le jeu repart.
Ça s’appelle le rugby à toucher, ou touch rugby selon qu’on parle de la pratique loisir encadrée par la Fédération ou de la discipline anglo-saxonne. Dans les deux cas, le principe tient en une image : stopper l’adversaire d’une main posée, sur le corps ou sur le ballon, et c’est tout. Pas de mêlée, pas de regroupement, pas de ruck où on s’écrase. Un sport d’évitement, de course et de passe, où l’intelligence de placement compte plus que les kilos.
Ce qui change vraiment, c’est qui joue. Le touch se pratique à six contre six, et c’est l’un des rares sports collectifs vraiment mixtes, hommes et femmes sur le même terrain, dans la même équipe. Les parties sont courtes, autour de vingt minutes découpées en deux périodes, de quoi suer sans y laisser les genoux. Le rugby à 5, la variante loisir de la FFR, ouvre la porte dès 14 ou 15 ans et ne demande aucun passé de joueur.
Pour vous lancer sans vous ruiner, un vrai ballon ovale fait déjà le job au parc comme à l’entraînement :
Gilbert Ballon Rugby Top 14 – Taille 5 → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Et c’est là que je trouve ça malin. On récupère presque tout ce qui rend le rugby addictif, la passe, l’appui, le une-deux qui ouvre une brèche, la feinte qui fait mordre la défense, sauf qu’on a enlevé la partie qui envoie les débutants chez le kiné. Vous courez beaucoup, vous lisez le jeu, vous apprenez à donner la balle au bon moment. Le lendemain, vous avez les cuisses qui tirent, pas une épaule en vrac.
Pour s’y mettre, pas besoin de grand-chose. Une paire de baskets, un short, et de plus en plus de clubs proposent des créneaux sans licence compétition, parfois le soir après le boulot. On vient seul ou à plusieurs, on repart lessivé et rarement sans sourire. Si vous aviez rangé le rugby au rayon des sports qui font peur, c’est peut-être le moment de rouvrir le dossier.
Crédit photo : Illustration générée par IA
