Le triathlon fait moins peur quand on arrête de penser à l’Ironman
On a tous en tête la même image dès qu’on entend le mot triathlon : un type cuit par le soleil d’Hawaï qui termine un marathon après avoir pédalé 180 kilomètres, les jambes en coton et le regard dans le vide. C’est spectaculaire, c’est héroïque, et c’est surtout complètement décourageant quand on veut juste se remettre au sport. Sauf que l’Ironman, c’est le sommet de la montagne, pas l’entrée. Le vrai triathlon, celui par lequel tout le monde commence, ressemble beaucoup moins à une épreuve de survie.
Le format découverte, appelé XS, c’est 400 mètres de natation, 10 kilomètres de vélo et 2,5 kilomètres de course à pied. Autant dire une matinée de sport un peu intense, rien de plus. Juste au-dessus, le format sprint vous demande 750 mètres de nage, 20 kilomètres de vélo et 5 kilomètres à pied, le tout bouclé en général en une heure trente à une heure quarante. Beaucoup de clubs conseillent d’ailleurs de viser directement le sprint plutôt que le XS, parce que sur des distances trop courtes le corps n’a pas le temps de se mettre en jambes et les transitions deviennent vite stressantes.
Et c’est justement là que le triathlon devient intéressant. Le vrai défi n’est pas de nager, pédaler ou courir, trois choses que vous savez déjà faire. C’est de passer de l’une à l’autre. Sortir de l’eau la tête qui tourne, enfiler des chaussures avec des doigts qui ne répondent plus, puis attaquer le vélo. On appelle ça la transition, et c’est le petit secret du triathlon.
Avant de penser transitions, il vous faut surtout voir où vous allez dans l’eau, et une bonne paire de lunettes anti-buée change tout pour vos premières longueurs.
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Pour y arriver, pas besoin d’y laisser votre vie sociale. Trois à quatre séances par semaine suffisent largement pour un premier sprint, en alternant les trois disciplines. L’important, c’est d’en caler au moins une en enchaînement, le fameux vélo puis course, histoire d’habituer vos jambes à ce moment franchement bizarre où elles pèsent soudain trois tonnes. Gardez aussi un jour de repos complet, vraiment complet.
Le triathlon a cette qualité rare de ne jamais vous lasser. Marre de nager ? Vous pédalez. Les genoux fatigués de la course ? La piscine vous attend. C’est un sport d’endurance pour les gens qui s’ennuient vite, et c’est peut-être pour ça qu’on y prend goût. Vous n’avez pas besoin d’aller à Hawaï. Un lac municipal et un dimanche matin, ça suffit pour commencer.
Crédit photo : Illustration générée par IA
