La sophrologie, cette méthode de respiration et de détente qu’on prend pour du yoga et qui n’en est pas
Vous avez sûrement déjà croisé le mot, sur la vitrine d’un cabinet ou dans la bouche d’un collègue stressé qui « fait des séances ». La sophrologie, on la range un peu vite au rayon des trucs zen à la mode, entre le yoga du dimanche et la méditation sur appli. Sauf que c’est autre chose, et l’histoire vaut le coup d’être racontée.
Le mot a été inventé en 1960 par Alfonso Caycedo, un neuropsychiatre espagnol né en Colombie, qui bricole le terme à partir de trois racines grecques : l’esprit sain, la conscience, l’étude. En clair, l’étude de la conscience en équilibre. Caycedo n’est pas un gourou en sandales, c’est un médecin qui bosse à l’hôpital de Barcelone et qui cherche, au départ, une alternative douce aux traitements de l’époque pour ses patients.
Concrètement, une séance ne ressemble pas à un cours de gym. Vous restez assis ou debout, habillé, et vous suivez la voix du praticien. On respire, on relâche les muscles les uns après les autres, on fait quelques mouvements très lents, et on visualise des choses agréables ou des situations qu’on aimerait mieux vivre. Rien de spectaculaire vu de l’extérieur. Le boulot se passe à l’intérieur.
Envie d’essayer les exercices chez vous ? Ce guide grand public deroule les bases, respiration et visualisation comprises.
Le grand guide de la sophrologie au quotidien → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
C’est là que ça se distingue du yoga, avec lequel on la confond tout le temps. Pas de postures compliquées, pas de tapis obligatoire, pas de souplesse à avoir. Caycedo a pioché dans le yoga, le zen et la méditation, d’accord, mais il en a fait une méthode structurée, pensée pour être utilisée n’importe où : dans le métro avant un rendez-vous, la veille d’un examen, dans une salle d’attente.
Et ça marche pour quoi, au juste ? Les gens s’y mettent surtout pour le stress, le sommeil qui déraille, la préparation d’un accouchement ou d’une compétition. Attention quand même, un sophrologue n’est pas un médecin et la sophrologie ne soigne pas une maladie. C’est un accompagnement, un entraînement mental, pas un remède. Si quelque chose ne va pas vraiment, on consulte pour de bon, ça reste la base.
Le vrai atout, c’est que vous repartez avec des exercices à refaire seuls chez vous. Pas besoin de matériel, pas d’abonnement à vie. Trois minutes de respiration bien menées, et déjà ça change la journée. Pour une pratique qui date des années 60, elle a plutôt bien vieilli.
Crédit photo : Illustration générée par IA
