Le tir à l’arc, ce sport où l’on ne court pas et où l’on muscle surtout son dos et sa tête

On croit toujours que c’est un truc de colonie de vacances ou de fan de Robin des Bois. Erreur. Le tir à l’arc est devenu l’un des sports qui monte le plus vite en France, et pas seulement chez les gamins qui ont vu Hunger Games.

Les chiffres sont assez parlants. La Fédération française de tir à l’arc frôle les 85 000 licenciés à l’issue de la saison 2024-2025, avec une hausse d’environ 10 % qui la place dans le top 5 des fédérations olympiques en croissance. Merci qui ? Merci les deux médailles décrochées aux Jeux de Paris, qui ont donné envie à un sacré paquet de gens de tester la discipline.

Et c’est là que c’est intéressant, parce qu’on part souvent avec l’idée qu’un archer, ça reste planté à ne rien faire. Sauf que voilà, tendre un arc, c’est un vrai effort. Le geste sollicite les trapèzes, les rhomboïdes, les dorsaux et la ceinture abdominale. En clair, tout le haut du dos travaille à chaque flèche. Pour tous ceux qui passent leurs journées avachis devant un écran, épaules qui tombent et nuque en avant, c’est presque de la rééducation posturale déguisée en loisir. L’alignement du bassin, des épaules et de la colonne se remet doucement en place.

Arc classique Takedown, kit débutant

Envie de tâter le geste chez vous avant de pousser la porte d’un club ? Ce kit d’initiation complet vous met le pied à l’étrier sans vous ruiner.

Arc classique Takedown, kit débutant → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Mais le vrai atout, il est peut-être dans la tête. Le tir demande une concentration totale sur l’instant, une respiration maîtrisée, le vide autour de soi. Impossible de penser à vos mails en retard pendant que vous visez à cinquante mètres. Beaucoup de pratiquants en parlent comme d’un antistress redoutable, et on comprend pourquoi : c’est une forme de méditation, sauf qu’au bout il y a une cible.

Autre bonne surprise, c’est un sport pour à peu près tout le monde. Pas besoin d’être un athlète, pas de course, peu d’impact sur les articulations. Un enfant, un senior, une personne qui reprend le sport en douceur, chacun y trouve son compte.

Pour se lancer, le plus simple reste de pousser la porte d’un club affilié à la FFTA. La plupart proposent des séances d’initiation avec un entraîneur, et surtout le matériel est prêté pendant cette période. Vous testez sans dépenser un centime en équipement. Perso, pour un sport qui muscle le dos et calme la tête en même temps, je trouve que ça vaut largement le détour.

Crédit photo : Illustration générée par IA