Quatre romans de vacances signés par des autrices à découvrir

En vacances, on a deux envies qui cohabitent. Prendre le temps de savourer une histoire qui en vaut la peine, et lire des livres qui accrochent dès la première page, sans effort. Bonne nouvelle, les deux ne sont pas incompatibles. Voici quatre romans faciles à lire mais joliment écrits, tous signés par des autrices.

On commence avec La fille parfaite de Nathalie Azoulai. C’est le roman des oppositions : les sciences contre la littérature, la rigueur contre la liberté, la vie contre la mort. C’est dans ces tiraillements que Rachel et Adèle, les deux héroïnes, construisent leur amitié, entre confidences et entraide, mais aussi silences et jalousies. Un roman qui parle de la vraie vie, sans fard, et qui sonne juste à chaque page.

Vient ensuite La carte postale d’Anne Berest, et là on change de registre. En cherchant à élucider le mystère d’une carte postale anonyme reçue dans sa boîte aux lettres, l’autrice remonte le fil de son histoire familiale marquée par la Shoah. C’est bouleversant, c’est une enquête intime autant qu’historique, et le livre a raflé plusieurs prix. À réserver aux moments où on a vraiment de la place dans la tête, mais ça vaut largement le détour.

Le grand roman bouleversant de la sélection, à glisser dans la valise :

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Troisième titre, La déraison d’Agnès Martin-Lugand. Une femme aux portes de la mort, un homme incapable d’en finir avec la vie. Leurs deux voix s’élèvent tour à tour pour livrer leurs blessures, leurs démons et, surtout, un amour fou. C’est le genre de lecture qui fait du bien et qui regonfle l’espoir, même quand le sujet pourrait plomber l’ambiance.

On finit avec La décision de Karine Tuil. Très documenté, le roman plonge le lecteur dans le quotidien d’une juge antiterroriste confrontée à un double dilemme, l’un professionnel, l’autre intime. La fiction a des airs de réalisme troublant, et le milieu décrit, peu connu, donne une vraie profondeur à l’ensemble. À lire absolument si vous aimez quand un roman vous apprend quelque chose.

Quatre voix féminines, quatre univers, du plus léger au plus grave. De quoi composer une pile estivale qui ne se ressemble pas, et qui prouve qu’on peut tourner les pages avec plaisir sans renoncer à l’exigence. Reste à choisir par lequel commencer, et ça, c’est déjà le début des vacances.

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